ALLPOWERS S700
5,7/10Station de 604 Wh en lithium ternaire : elle couvre un week-end d'électronique, mais sa chimie la destine à un usage occasionnel.
- Prix
- 299 €
- Capacité
- 604 Wh
- Sortie continue
- 700 W
Dans cette tranche, la vraie question n'est pas combien de wattheures on achète, mais si la station possède seulement une prise secteur.
15 modèles dans cette sélection
Station de 604 Wh en lithium ternaire : elle couvre un week-end d'électronique, mais sa chimie la destine à un usage occasionnel.
Station de 288 Wh sans prise 230 V : elle vise le nomade branché en USB-C, pas celui qui utilise du secteur.
Batterie d'appoint de 99 Wh pour téléphones et ordinateurs portables en USB ; sans prise 230 V, elle n'alimente aucun appareil secteur.
Format léger pour télétravail nomade et week-end ; ne convient pas à qui veut agrandir plus tard la capacité.
Station 300 W en lithium ternaire, correcte pour recharger de l'électronique en camping, à écarter si la durée de vie compte.
Modèle ancien qui dépanne un campeur peu gourmand, mais pas celui qui veut garder la station dix ans.
288 Wh et une prise 230 V de 300 W : bon compagnon de bivouac, insuffisant pour un poste de travail complet.
286 Wh extensibles à 858 Wh, 600 W : tient une box en secours, pas un chauffage d'appoint.
Station compacte de 600 W avec UPS sous 10 ms : bonne pour un poste informatique, courte en capacité pour un week-end entier.
Petite station 300 W avec fonction UPS : suffisante pour un poste de travail ou une glacière, hors sujet pour l'électroménager chauffant.
Petite capacité mais sortie confortable et extension possible ; à écarter si l'autonomie compte plus que la puissance.
256 Wh et 300 W : dépanne un ordinateur portable ou un frigo de camping, pas un outil électroportatif.
Format sac à dos de 256 Wh avec une seule prise 230 V : dépannage et camping, pas d'électroménager.
245 Wh pour 300 W : couvre l'éclairage et la recharge d'appareils, pas un appareil de cuisson.
Batterie d'appoint de sac à dos pour ordinateur portable et appareils photo, hors de portée pour tout ce qui chauffe.
| Modèle | Note | Prix (€) | Capacité (Wh) | Sortie continue (W) | Poids (kg) | Chimie de batterie |
|---|---|---|---|---|---|---|
| ALLPOWERS S700 | 5,7 | 299 € | 604 Wh | 700 W | 5,4 kg | NMC |
| Jackery Explorer 300d | 5,6 | 239 € | 288 Wh | non communiqué | 2,5 kg | LiFePO4 |
| Jackery Explorer 100 Plus | 5,0 | 150 € | 99,2 Wh | non communiqué | 1 kg | LiFePO4 |
| BLUETTI Elite 30 V2 | 4,8 | 279 € | 288 Wh | 600 W | 4,3 kg | LiFePO4 |
| ALLPOWERS S300 Plus | 4,6 | 189 € | 288 Wh | 300 W | 3,4 kg | NMC |
| BLUETTI AC50S | 4,5 | 199 € | 500 Wh | 300 W | 6,2 kg | non communiqué |
| Jackery Explorer 300 Plus | 4,5 | 279 € | 288 Wh | 300 W | 3,8 kg | LiFePO4 |
| EcoFlow River 3 Plus | 4,4 | 299 € | 286 Wh | 600 W | 4,7 kg | LiFePO4 |
| ALLPOWERS R600 | 4,3 | 236 € | 299 Wh | 600 W | 5,6 kg | LiFePO4 |
| ALLPOWERS Volix P300 | 4,2 | 169 € | 256 Wh | 300 W | 3,6 kg | LiFePO4 |
| BLUETTI AC60 | 4,2 | 209 € | 403 Wh | 600 W | 9,1 kg | LiFePO4 |
| EcoFlow River 2 | 4,2 | 229 € | 256 Wh | 300 W | 3,5 kg | LiFePO4 |
| Jackery Explorer 240 V2 | 4,1 | 249 € | 256 Wh | 300 W | 3,6 kg | LiFePO4 |
| EcoFlow River 3 | 4,0 | 249 € | 245 Wh | 300 W | 3,5 kg | LiFePO4 |
| BLUETTI Elite 10 | 3,4 | 159 € | 128 Wh | 200 W | non communiqué | LiFePO4 |
Cinquante-deux minutes. C’est ce que tient la plus grosse station de cette sélection si on lui demande tout ce qu’elle sait donner : 604 Wh de réserve divisés par 700 W de sortie. La plus petite à déclarer une sortie, 128 Wh pour 200 W, tient trente-huit minutes au même exercice. Entre les deux, la réserve varie de un à cinq et l’endurance à pleine charge ne bouge presque pas.
Personne ne fait tourner une station à fond en continu, évidemment. Le calcul sert à autre chose : il montre que dans cette tranche, réserve et sortie montent ensemble, et qu’aucun des deux chiffres ne se lit sans l’autre.
Encore faut-il que la sortie existe. Sur les six modèles les mieux notés, deux n’ont aucune prise 230 V, et c’est le premier tri à faire sur cette page.
L’Explorer 300d et l’Explorer 100 Plus, deuxième et troisième du classement, ne listent que de l’USB dans leur tableau de sorties. Jackery ne s’en cache pas, la fiche le dit. Ni bouilloire, ni perceuse, ni chargeur secteur, ni glacière : rien de ce qui se branche sur une prise murale ne fonctionnera dessus.
Ce sont pourtant deux très bons objets, chacun dans son registre. Le 300d transporte 288 Wh pour 2,5 kg, soit 115 Wh par kilo, le meilleur rapport de toute la sélection, avec trois sorties USB-C dont deux à 140 W qui rechargent un ordinateur portable récent à pleine vitesse. Le 100 Plus pèse 965 grammes et tient dans une poche de veste, pour 99 Wh, environ deux charges de téléphone haut de gamme. Les fiches en ligne des quatre fabricants ont été lues en août 2026, et sur l’entrée de gamme une référence vit rarement plus de deux saisons.
Reste à comprendre pourquoi ces deux-là montent si haut. La note se calcule sur les critères renseignés, et la puissance disponible pèse un quart du total. Sans sortie continue publiée, ce quart disparaît et la moyenne se refait sur la capacité, la transportabilité et l’équipement. Autrement dit, ces deux fiches gagnent des places là où les autres perdent des points. Le classement ne triche pas, il dit ce qu’il sait. À l’acheteur de vérifier ce qu’il compte brancher avant de se fier au rang.
Une station se heurte à deux murs qui n’ont rien à voir l’un avec l’autre. Le mur des watts arrive en une fraction de seconde : l’appareil branché réclame plus que l’onduleur ne sait fournir, la sortie coupe, il ne s’est rien passé. Le mur des wattheures arrive au bout de quelques heures, et là c’est la réserve qui est vide.
Dans cette tranche, c’est le premier qui commande. La sortie continue va de 200 à 700 W selon les modèles, et la meilleure crête de la page s’arrête à 1 500 W, sur la BLUETTI Elite 30 V2, quatrième du classement, qui n’a que 288 Wh derrière pour en profiter. La S700 qui mène la page tient 700 W continus et 1 400 W de crête, avec deux fois plus de réserve. Un ordinateur portable, de l’éclairage, un routeur, des chargeurs : tout ça passe partout où il y a une prise. Une glacière à compresseur passe aussi, à condition que la crête absorbe son appel de démarrage. Une pompe ou un petit outil filaire réclament les 600 ou 700 W du haut de tranche, et eux seuls.
Ce qui ne passe nulle part, c’est tout ce qui chauffe. Bouilloire, plaque à induction, sèche-cheveux, radiateur d’appoint, cafetière : ces appareils demandent couramment plus de mille watts en continu, quand la tranche entière plafonne à 700. Le budget serré n’y est pour rien, c’est la définition même de la catégorie, et un vendeur qui laisse croire le contraire vend une déception.
Le coût du wattheure varie ici de un à près de quatre. La station la mieux placée sur ce terrain est la BLUETTI AC50S, sixième au classement, qui offre 500 Wh pour la plus petite dépense au wattheure de la page. Elle le paie ailleurs : 1 000 cycles annoncés, quatre fois moins que les LiFePO4 récentes de la marque, une chimie que la fiche ne précise même pas, et 450 W de crête pour 300 W continus. À l’autre extrémité, l’Explorer 100 Plus coûte près de quatre fois plus cher au wattheure que l’AC50S. Elle pèse moins d’un kilo. Deux objets différents, deux façons de dépenser.
La S700 en tête tire son avantage d’être bien placée sur les deux tableaux : deuxième wattheure le moins cher de la sélection, et 112 Wh par kilo. Sa contrepartie est ailleurs. Cellules ternaires données pour 2 000 cycles, aucune fonction onduleur annoncée, et une FAQ constructeur qui exclut toute extension de capacité. Elle affiche même 200 W d’entrée solaire dans ses arguments produit, puis un chargeur limité à 12,7-24 V et 5 A dans son tableau, soit 120 W.
Un renversement mérite d’être signalé, parce qu’il commande le choix. Les fonctions vivent dans le bas du classement, pas dans le haut. La bascule automatique en cas de coupure, celle qui permet de laisser un ordinateur branché en permanence, n’est déclarée que sur un seul des six modèles de tête. Elle est en revanche annoncée sur presque tous ceux de 250 à 300 Wh qui suivent, application comprise, et la River 3 Plus y ajoute une extension jusqu’à 858 Wh. À budget serré, on achète donc soit des wattheures, soit des fonctions. Très rarement les deux.
Monter d’une tranche se justifie dans deux cas seulement. Un appareil à moteur qui refuse de démarrer, d’abord : compresseur, pompe, outil filaire, et là ce qui manque est la sortie. La durée ensuite, si l’autonomie visée se compte en jours plutôt qu’en soirées. En dehors de ça, le premier arbitrage se joue à l’intérieur même de la page, entre une batterie USB d’un kilo et une station de 604 Wh à deux prises. Six fois d’écart sur la réserve. Et une frontière que le classement seul ne montre pas.
Pour de l'électronique, oui. Un téléphone, un ordinateur portable, de l'éclairage et des batteries d'appareil photo tiennent largement dans les 288 à 604 Wh des modèles les mieux placés de cette tranche. Une glacière à compresseur passe aussi sur ceux qui ont une prise 230 V, mais elle mange la réserve beaucoup plus vite, et c'est elle qui décidera si vous rentrez avec une station pleine ou vide.
Parce que la note se calcule sur les critères documentés, et que deux modèles de cette page ne publient aucune puissance de sortie continue : leurs fiches ne listent que de l'USB. Le critère puissance, qui pèse 25 %, ne peut donc pas les juger, et leur note se recalcule sur la capacité, la transportabilité et l'équipement, où elles sont bonnes. Ce sont d'excellentes batteries nomades. Ce ne sont pas des stations secteur, et l'acheteur doit le savoir avant de commander.
Seulement si vous comptez recharger loin d'une prise. Dans cette sélection, l'entrée solaire va de 100 W sur les modèles compacts à 220 W sur les mieux dotés, et trois fiches n'en déclarent aucune. Ce chiffre dit en combien d'heures de soleil vous refaites le plein. Pour un usage qui revient chaque soir au secteur, il ne sert à rien.