EcoFlow Delta PRO Ultra
9,3/10Système modulaire pensé pour une maison entière et une installation définitive, sans rapport avec une station qu'on emporte en week-end.
- Prix
- 4 999 €
- Capacité
- 6 144 Wh
- Sortie continue
- 6 900 W
Au-delà de 2000 Wh, on n'achète plus une station qu'on emporte mais une réserve de secours qu'on installe et qu'on laisse.
13 modèles dans cette sélection
Système modulaire pensé pour une maison entière et une installation définitive, sans rapport avec une station qu'on emporte en week-end.
3072 Wh et 3600 W sur trois prises : tient une maison en coupure longue, mais 27 kg interdisent tout usage nomade.
Trois kilowattheures compacts avec onduleur rapide, à réserver aux acheteurs qui accepteront des specs de détail encore incomplètes.
Base d'une installation de secours domestique sur roulettes, ses 45 kg interdisent tout transport à bras sur plus de quelques mètres.
Avec 45 kg pour 3 456 Wh, ce modèle vise le secours à poste fixe ; il ne convient pas au transport fréquent.
Station fixe de 40,5 kg qui délivre 4 000 W, mais ses 2 880 Wh limitent l'autonomie : dépannage court, pas week-end complet.
Batterie de secours modulaire donnée pour 6 000 cycles ; sa logique domestique fixe et ses accessoires obligatoires l'écartent d'un usage nomade.
Seul modèle ALLPOWERS du lot extensible par batterie B3000 ; ses 36,95 kg le réservent à un usage sédentaire.
Remplace un groupe électrogène pour une maison hors réseau, mais ses 51,5 kg en font un équipement qu'on installe et qu'on laisse.
2 400 Wh pour un séjour hors réseau, avec 1 000 W en sortie et des cellules NCM au lieu du LiFePO4.
Pour une maison à sécuriser ou un chantier à équiper progressivement ; trop lourd et trop cher pour un usage occasionnel.
Grosse réserve pour tenir plusieurs jours en autonomie basse consommation, inadaptée aux appareils de forte puissance.
3 840 Wh sur roulettes, mais deux prises 230 V seulement : pour du secours domestique simple, pas pour alimenter un atelier.
| Modèle | Note | Prix (€) | Capacité (Wh) | Sortie continue (W) | Poids (kg) | Chimie de batterie |
|---|---|---|---|---|---|---|
| EcoFlow Delta PRO Ultra | 9,3 | 4 999 € | 6 144 Wh | 6 900 W | non communiqué | LiFePO4 |
| Jackery Explorer 3000 V2 | 8,5 | 2 499 € | 3 072 Wh | 3 600 W | 27 kg | LiFePO4 |
| BLUETTI Elite 300 | 7,9 | 1 649 € | 3 014,4 Wh | 2 400 W | non communiqué | non communiqué |
| EcoFlow Delta PRO | 7,6 | 1 699 € | 3 600 Wh | 3 600 W | 45 kg | LiFePO4 |
| ALLPOWERS R4000 | 7,6 | 1 899 € | 3 456 Wh | 4 000 W | 45 kg | LiFePO4 |
| ALLPOWERS R4000 V2 | 7,5 | 1 799 € | 2 880 Wh | 4 000 W | 40,5 kg | LiFePO4 |
| BLUETTI Apex 300 | 7,5 | 1 999 € | 2 764,8 Wh | 3 840 W | 38 kg | LiFePO4 |
| ALLPOWERS R3500 V2 | 7,5 | 2 299 € | 2 880 Wh | 3 500 W | 37 kg | LiFePO4 |
| EcoFlow Delta PRO 3 | 7,3 | 3 299 € | 4 096 Wh | 4 000 W | 51,5 kg | LiFePO4 |
| BLUETTI EB240 | 7,1 | 999 € | 2 400 Wh | 1 000 W | 21,5 kg | NMC |
| BLUETTI AC200PL | 6,9 | 1 499 € | 2 304 Wh | 2 400 W | 28,8 kg | LiFePO4 |
| BLUETTI Elite 320 | 6,9 | 1 649 € | 3 200 Wh | 1 800 W | 34 kg | LiFePO4 |
| BLUETTI Elite 400 | 6,8 | 1 999 € | 3 840 Wh | 2 600 W | 39 kg | LiFePO4 |
Treize modèles peuplent cette tranche, le contingent le plus mince des quatre. Ce sont aussi les mieux notés du site, de 6,8 à 9,3, quand les seize modèles restés sous 500 Wh s’échelonnent de 3,4 à 5,6. Les trois premières notes du comparatif sont ici. Aucun mystère là-dedans : la capacité pèse trois dixièmes de la note et la puissance un quart, soit plus de la moitié sur les deux critères où ces machines n’ont pas de concurrence. La transportabilité, elle, en pèse un cinquième. Quarante kilos coûtent donc quelques dixièmes de point au classement, et beaucoup plus cher à celui qui doit les monter d’un étage. C’est de cet écart-là que parle la page.
L’EB240 ouvre la tranche à 21,5 kg. L’AC200PL suit à 28,8, l’Elite 320 à 34, l’Elite 400 à 39 sur roulettes, la R4000 V2 à 40,5, et la Delta PRO 3 ferme la marche à 51,5 kg.
Cinquante et un kilos, c’est un lave-linge. On ne le porte pas, on le manœuvre, et on ne le manœuvre pas seul dans un escalier. Les roulettes de l’Elite 400 changent quelque chose sur un sol plat et rien du tout sur trois marches ou sur de l’herbe. Un appareil de ce gabarit s’installe une fois, dans un garage, une buanderie, un local technique, et il y reste. La décision d’achat ne porte plus sur une station qu’on emporte quelque part ; elle porte sur une réserve de secours qu’on câble.
Les fiches le confirment. La Delta PRO 3 accepte 2 600 W d’entrée solaire et se raccorde à des batteries d’extension, la R4000 V2 monte à 2 000 W, l’AC200PL à 1 200 W avec extension possible elle aussi. On dimensionne une toiture, pas un panneau pliant posé sur l’herbe le temps d’un midi.
Une fiche fait exception, et elle contredit la logique de la tranche. L’EB240 stocke 2 400 Wh pour 21,5 kg, rapport qui la garde transportable à deux, mais elle le doit à des cellules NMC quand toutes ses voisines sont en LiFePO4. La densité se paie en durée de vie, et sa pointe plafonnée à 1 200 W achève de la ranger à part.
Le découplage entre la réserve et la sortie atteint ici son point extrême, et il joue dans les deux sens.
D’un côté la R4000 V2 : 4 000 W de sortie continue, 6 000 W de pointe, mais 2 880 Wh de réserve. Après la perte de l’onduleur, il reste environ 2 450 Wh. À pleine puissance, ça fait trente-sept minutes. Trente-sept minutes de scie, de plaque et de compresseur tournant ensemble avant l’arrêt. Cette station est taillée pour encaisser un pic, pas pour durer une journée.
De l’autre l’EB240 : 2 400 Wh de réserve, 1 000 W de sortie. Elle tient longtemps et ne démarre presque rien. Un séjour hors réseau à consommation modeste lui va bien, éclairage, réfrigérateur à compresseur, recharge d’appareils. Une bouilloire, non. Entre les deux, l’Elite 320 fait cohabiter 3 200 Wh et 1 800 W : plusieurs jours d’autonomie, à condition de rester sur des appareils sobres.
Un chiffre passe souvent inaperçu à ce niveau, le nombre de prises 230 V. L’Elite 400 stocke 3 840 Wh et n’en propose que deux. Une maison en coupure a plus de deux choses à brancher, entre le réfrigérateur, le congélateur, la box et une lampe. On ajoute une multiprise, bien sûr, sauf qu’une multiprise ne crée pas de circuits séparés : un défaut sur un appareil fait tomber les autres au même instant. La Delta PRO 3 en offre cinq, la R4000 V2 et l’AC200PL quatre.
Reste la question qu’on se pose rarement avant l’achat et toujours après : comment on remplit tout ça. L’AC200PL fait le plein secteur en soixante minutes pour 2 304 Wh, la Delta PRO 3 en soixante aussi pour 4 096 Wh, l’Elite 400 en cent huit minutes pour 3 840 Wh. Tant qu’il y a du courant au mur, rien à signaler. Hors réseau, l’affaire change de visage : les 2 400 Wh de l’EB240 se rechargent au mieux à 500 W de solaire, soit près de cinq heures de plein soleil dans l’hypothèse la plus favorable, et une bonne journée et demie en conditions réelles. Une réserve qui met deux jours à se remplir n’est plus une réserve de secours, c’est un stock.
Alors, quand cette tranche se justifie-t-elle ? Quand un foyer doit tenir plusieurs jours de coupure avec un congélateur plein. Quand une maison hors réseau remplace un groupe électrogène et son bidon. Quand un chantier fait tourner de l’outillage lourd loin de tout raccordement. Un foyer réduit à l’essentiel consomme 2 à 3 kWh par jour ; les 4 096 Wh de la Delta PRO 3 couvrent donc un jour et demi, pas une semaine, et c’est déjà beaucoup mieux que ce que fait n’importe quoi d’autre à ce prix de poids.
Hors de ces situations, l’achat se retourne contre son propriétaire. Une station de 2 000 Wh se hisse encore dans un coffre à deux. Une de quarante kilos ne suit personne nulle part, et la moitié de sa réserve dort trois cent soixante jours par an. Pour un week-end, une coupure de quelques heures ou un poste de télétravail à sécuriser, la tranche du dessous rend exactement le même service avec la moitié du poids.
Pour un foyer, souvent oui, à trois conditions : la sortie continue doit dépasser 2 000 W, le nombre de prises doit suffire aux appareils à maintenir, et la recharge solaire doit être dimensionnée pour la journée. Le groupe garde un avantage, il produit tant qu'il a du carburant. Une batterie s'arrête quand elle est vide et attend le soleil ou le secteur.
Un foyer ramené à l'essentiel, réfrigérateur, congélateur, box et éclairage, consomme 2 à 3 kWh par jour en ordre de grandeur. Après les pertes de l'onduleur, 4 096 Wh en restituent environ 3 500. Cela donne un jour et demi, un peu plus si le congélateur est plein et qu'on l'ouvre peu. Pas une semaine.
Il change tout au moment de l'installer, et plus rien ensuite. Au-dessus de trente kilos, prévoyez l'emplacement définitif avant l'achat : un local accessible de plain-pied, proche du tableau, avec de quoi faire entrer les câbles de panneaux. Les roulettes aident sur sol plat et ne servent à rien dans un escalier ou sur un terrain meuble.