Jackery Explorer 3000 V2
8,5/103072 Wh et 3600 W sur trois prises : tient une maison en coupure longue, mais 27 kg interdisent tout usage nomade.
- Prix
- 2 499 €
- Capacité
- 3 072 Wh
- Sortie continue
- 3 600 W
EcoFlow Delta PRO 3
Prix relevé : 3 299 € le 1 août 2026
Remplace un groupe électrogène pour une maison hors réseau, mais ses 51,5 kg en font un équipement qu'on installe et qu'on laisse.

Posons la question franchement, parce que c’est celle que se pose l’acheteur : est-ce que ça remplace un groupe électrogène ? Pour une maison, oui. Pour un chantier de cinq jours sans soleil, non, et il faut comprendre pourquoi. Un groupe fabrique de l’énergie tant qu’on le nourrit. Cette station en restitue une quantité finie, puis elle attend qu’on la remplisse. Les deux objets ne jouent pas le même rôle, même quand ils affichent la même puissance.
Ce que la Delta PRO 3 apporte en échange n’est pas mince. Elle démarre instantanément. Aucun rejet, donc un garage fermé ou une buanderie conviennent. Personne ne se réveille. Et la bascule tombe sous 10 millisecondes quand le réseau lâche. Un groupe ne sait faire aucune de ces choses.
Elle s’adresse donc à un logement en zone de coupures, à une maison en autoconsommation, à un local professionnel qui doit garder ses postes critiques debout. Elle ne s’adresse ni au camping-car, ni au van, ni à quiconque envisage de la déplacer plus d’une fois par an. 51,5 kg pour la station seule. Trente-trois de plus par batterie raccordée, sur un volume de 693 par 341 par 410 millimètres. L’emplacement se décide avant de commander.
L’onduleur restitue 85 à 90 % de ce que contient la batterie, soit environ 3 580 Wh disponibles sur les cinq sorties.
Le même appareil couvre deux extrêmes. Sollicité à ses 4 000 W nominaux, il tient cinquante-quatre minutes. Alimentant un seul réfrigérateur combiné de 90 W dont le compresseur tourne un tiers du temps, soit 720 Wh par vingt-quatre heures, il tient cinq jours. Entre les deux, tout dépend de ce qu’on branche.
Un scénario de coupure sérieuse : réfrigérateur, congélateur coffre à 600 Wh par jour, box et routeur à 25 W en continu, soit 600 Wh. L’ensemble consomme 1 920 Wh quotidiens et la station tient presque deux jours pleins. Avec une batterie d’extension, on double. C’est le point où l’appareil cesse d’être un dépannage pour devenir une infrastructure.
Un chauffage d’appoint de 1 500 W, lui, vide tout en deux heures et demie. La règle ne change jamais : chauffer avec une batterie coûte cher en wattheures, quelle que soit la marque.
Les 8 000 W de crête et les cinq sorties donnent une souplesse rare. On branche sans réfléchir, pas de multiprise, les appels de démarrage d’un compresseur ou d’une pompe passent. Une heure pour remonter de zéro à 80 % sur secteur : la station se recharge pendant une accalmie de réseau, entre deux coupures.
Les 2 600 W d’entrée solaire répartis sur deux régulateurs, dont un port acceptant jusqu’à 150 V, sont l’argument technique le plus sérieux de la fiche. Cette tension haute autorise plusieurs panneaux en série, donc des câbles de section raisonnable sur de longues distances, donc une installation de toiture ou de jardin économiquement tenable.
Elle amène aussi le piège que les installateurs connaissent et que les acheteurs découvrent. La tension à vide d’un panneau photovoltaïque augmente quand la température baisse. Une chaîne dimensionnée un après-midi d’août peut franchir les 150 V un matin de janvier, et le régulateur ne pardonne pas. Des propriétaires signalent précisément ce scénario sur les forums d’autoconstruction solaire. Calculez votre série à la température minimale de votre région, pas à la moyenne annuelle, et gardez de la marge.
Restent les 4 000 cycles annoncés avant de passer sous 80 % de capacité. À une charge complète par jour, environ onze ans. Le chiffre est mesuré à 0,5 C et 25 °C constants, conditions qu’un garage non chauffé ne reproduira jamais. Comptez moins, sans savoir combien.
C’est le point que les fiches techniques ne portent pas, et il vient d’un usage prolongé documenté par un propriétaire sur près d’une année d’utilisation intensive.
Trois choses en ressortent. Branchée sur le réseau en passe-plat, la station bride sa sortie nettement en dessous de ses 4 000 W, ce qui provoque des conflits au démarrage d’un gros compresseur. Elle a demandé plusieurs réinitialisations manuelles sur quelques semaines de sollicitation continue. Elle a signalé des défauts électriques fantômes, résolus par un cycle d’alimentation. Une part de ces symptômes a été corrigée par mise à jour.
Sa conclusion, telle qu’il la formule : l’appareil convient parfaitement à un usage surveillé, camping, van, secours domestique avec quelqu’un à la maison. Il le juge inadapté à une sauvegarde critique sans surveillance, du type serveur en local technique isolé. C’est un retour unique, mais circonstancié et daté, ce qui vaut mieux qu’une compilation de tests d’une semaine sur exemplaires fournis.
Deux réserves avant de s’engager sur l’écosystème. Le câble de batterie additionnelle est propriétaire et sans équivalent tiers, ce qui vous lie au catalogue du fabricant. Et le panneau domotique de la marque, utilisé pour piloter des circuits entiers d’un logement, concentre des signalements récurrents sur ses relais. Si l’intégration au tableau électrique fait partie du projet, prévoyez que cette partie soit la plus capricieuse.
Sur le bruit, les témoignages convergent dans le bon sens : usage nocturne prolongé sans que la ventilation se fasse remarquer, celle-ci ne montant qu’à l’approche de la pleine charge. Aucune mesure indépendante en décibels n’a été publiée.
| Caractéristique | Valeur | Relevé sur |
|---|---|---|
| Prix | 3 299 € | fr.ecoflow.com 1 août 2026 |
| Capacité | 4 096 Wh | fr.ecoflow.com 1 août 2026 |
| Sortie continue | 4 000 W | fr.ecoflow.com 1 août 2026 |
| Pic de puissance | 8 000 W | fr.ecoflow.com 1 août 2026 |
| Poids | 51,5 kg | fr.ecoflow.com 1 août 2026 |
| Cycles à 80 % | 4 000 | fr.ecoflow.com 1 août 2026 |
| Recharge secteur | 60 min | fr.ecoflow.com 1 août 2026 |
| Entrée solaire max | 2 600 W | fr.ecoflow.com 1 août 2026 |
| Prises 230 V | 5 | fr.ecoflow.com 1 août 2026 |
| Chimie de batterie | LiFePO4 | fr.ecoflow.com 1 août 2026 |
| Fonction onduleur (ASI) | oui | fr.ecoflow.com 1 août 2026 |
| Batterie extensible | oui | fr.ecoflow.com 1 août 2026 |
| Pilotage par application | oui | fr.ecoflow.com 1 août 2026 |
Pour un usage résidentiel, oui, à condition d'accepter une différence de nature : un groupe fabrique de l'énergie tant qu'il a du carburant, la Delta PRO 3 en restitue une quantité finie. Elle apporte en échange le silence, l'absence de gaz d'échappement, l'usage en intérieur et un démarrage instantané. Pour un chantier de plusieurs jours sans soleil, le groupe garde l'avantage.
Non. Le port solaire haute tension accepte jusqu'à 150 V, et c'est un plafond à respecter en tenant compte du froid. La tension à vide d'un panneau monte quand la température baisse : une chaîne correctement dimensionnée en été peut dépasser la limite un matin d'hiver et endommager le régulateur. Calculez votre série à la température minimale de votre région.
Damien Roussel
Électricien en installations autonomes pendant huit ans, surtout sur des camping-cars et des cabanes hors réseau. Je démonte des batteries depuis assez longtemps pour savoir ce qu'un chiffre de capacité veut dire, et ce qu'il ne veut pas dire.
Comment ces modèles sont comparés →3072 Wh et 3600 W sur trois prises : tient une maison en coupure longue, mais 27 kg interdisent tout usage nomade.
Seul modèle ALLPOWERS du lot extensible par batterie B3000 ; ses 36,95 kg le réservent à un usage sédentaire.
Certifiée IP65 et extensible à 10 443 Wh, elle vise le camping et la vanlife ; sa capacité de base reste modeste.