Alternative à EcoFlow : le remplaçant dépend de ce qui vous a arrêté
Damien Roussel — 2 août 2026
EcoFlow, BLUETTI, Jackery et ALLPOWERS en chiffres
| EcoFlow | BLUETTI | Jackery | ALLPOWERS | |
|---|---|---|---|---|
| Modèles au comparatif | 18 | 33 | 10 | 13 |
| Note médianemoyenne pondérée des critères connus, médiane du catalogue | 6,5 | 6,6 | 6,0 | 6,7 |
| Capacité médiane | 1 024 Wh | 1 440 Wh | 791 Wh | 1 152 Wh |
| Poids médian | 12,1 kg (sur 17) | 16 kg (sur 29) | 8,3 kg | 15 kg |
| Densité médianeénergie stockée par kilo transporté | 84 Wh/kg | 75 Wh/kg | 94 Wh/kg | 77 Wh/kg |
| Cycles annoncésmédiane des valeurs publiées par le fabricant | 3 000 (sur 13) | 3 000 (sur 32) | 3 000 (sur 3) | 3 500 (sur 12) |
| Cellules LiFePO4 | 15 sur 18 | 27 sur 28 déclarés | 10 sur 10 | 9 sur 13 |
| Capacité extensible | 10 sur 13 déclarés | 12 sur 15 déclarés | 2 sur 4 déclarés | 2 sur 6 déclarés |
| Bascule automatique | 14 sur 14 déclarés | 18 sur 19 déclarés | 7 sur 7 déclarés | 10 sur 10 déclarés |
| Le mieux noté | Delta PRO Ultra | Elite 300 | Explorer 3000 V2 | S2000 PRO |
Médianes calculées sur les modèles de ce comparatif, à partir des caractéristiques publiées par les fabricants. Un chiffre absent d'une fiche n'est pas compté : c'est ce que signalent les mentions « sur N ».
Vous connaissez la marque, vous aviez une Delta en tête, et un détail de la fiche a fait reculer la commande. Trois détails reviennent plus souvent que les autres, et chacun désigne un remplaçant différent.
Le prix n’en fait pas partie, du moins pas face à BLUETTI. Au relevé du 1er août 2026, le wattheure EcoFlow ne coûte qu’un dixième de plus que le wattheure BLUETTI. L’écart devient réel face à ALLPOWERS, où il approche les quarante pour cent.
Deux Delta bien notées s’arrêtent à 800 cycles
Les deux compteurs de cycles les plus bas de tout le comparatif sont chez EcoFlow. La Delta MAX et la Delta Mini annoncent 800 recharges, quand la médiane du marché tourne autour de 3 000. Motif : elles sont en NMC, comme la River Mini, qui ne publie aucun chiffre du tout.
Ce qui gêne n’est pas la chimie en soi. C’est l’endroit où elle se trouve. Or cette Delta MAX figure parmi les quatre meilleures notes de la marque. Quelqu’un qui remonte le classement de bas en haut tombe donc dessus avant de tomber sur les modèles au phosphate de fer, et repart avec un quart de la durée de vie qu’il croyait acheter.
La correspondance la plus propre vient d’ALLPOWERS. La R2500 Plus stocke exactement 2 016 Wh, à l’unité près la réserve de la Delta MAX, sort 2 500 W au lieu de 2 400, tient du LiFePO4 et annonce 3 500 cycles. Elle pèse 29 kg contre 22. Sept kilos de plus pour quatre fois le compteur, l’arbitrage est net dans un fourgon comme dans un atelier. L’AC200L de BLUETTI arrive au même endroit par un autre chemin, 2 048 Wh, 3 000 cycles, 1 200 W d’entrée solaire, et elle accepte un pack derrière elle.
Le remplacement le moins coûteux est parfois resté dans le même catalogue. Une ligne plus bas, la Delta 2 MAX loge 2 048 Wh en LiFePO4 pour un kilo de plus, avec la même note. Partir n’était pas nécessaire, descendre d’une ligne suffisait.
Cinquante et un kilos et demi pour quatre kilowattheures
Aucune station du comparatif ne pèse plus lourd que la Delta PRO 3. Sa grande sœur, la Delta PRO, s’en tire à 45 kg pour 3 600 Wh. Sur ce segment, EcoFlow tourne autour de 80 wattheures par kilo, et cela se sent le jour où l’appareil doit monter dans un véhicule.
Trois sorties existent. Elles ne se valent pas. L’Elite 400 de BLUETTI ramène 3 840 Wh à 39 kg, douze kilos et demi de gagnés, mais la sortie continue tombe de 4 000 à 2 600 W : bon calcul pour du secours domestique, mauvais pour de l’outillage. La R4000 d’ALLPOWERS garde les 4 000 W et descend à 45 kg, avec 640 Wh en moins. L’Explorer 3000 V2 de Jackery pousse le curseur à l’extrême, 27 kg seulement, soit vingt-quatre kilos et demi de moins que la Delta PRO 3, contre mille wattheures de réserve abandonnés et aucune extension possible.
Choisissez d’abord ce que vous refusez de perdre. La masse, la puissance ou la réserve : sur ce segment, aucune machine ne vous laisse garder les trois.
Sous six cents wattheures, la maison ne suit plus
Les quatre plus mauvaises notes du catalogue EcoFlow portent toutes le même prénom. River 3, River Mini, River 2, River 3 Plus. La River 3 Plus illustre le problème sans qu’on ait besoin d’en dire davantage : 286 Wh pour 4,7 kg, soit 61 wattheures par kilo, une valeur qu’on trouve d’ordinaire sur des machines dix fois plus grosses.
La Premium 30 V2 de BLUETTI la remplace ligne à ligne et gagne partout. 320 Wh au lieu de 286, 1 500 W de crête au lieu de 1 200, 4,3 kg au lieu de 4,7, une charge secteur en 45 minutes et une bascule sur coupure du réseau. Pour qui privilégie le transport, l’Explorer 300d de Jackery met 288 Wh dans 2,5 kg, presque moitié moins de masse ; sa fiche ne publie en revanche ni sortie continue ni puissance de crête, et cette absence exclut tout usage un peu exigeant.
Ce qu’on abandonne en quittant la marque la plus bavarde
Voilà l’argument qui retient le plus de monde, et il ne se voit pas sur une page produit.
EcoFlow renseigne la sortie continue sur ses dix-huit modèles, la chimie sur les dix-huit, l’application sur les dix-huit, le poids sur dix-sept, l’entrée solaire sur dix-sept, la puissance de crête sur seize. Sur l’extension, treize fiches se prononcent et dix disent oui, la meilleure proportion des quatre marques.
L’ironie mérite d’être relevée. Partir de chez EcoFlow parce qu’une de ses batteries est en NMC conduit le plus souvent chez BLUETTI, seule marque des quatre à laisser la case chimie vide sur certaines fiches. On fuit un renseignement qui déplaît pour atterrir là où il n’est pas donné.
Reste la taille. Avec 6 144 Wh dans un seul bloc, la Delta PRO Ultra n’a pas d’équivalent : le plus gros modèle BLUETTI plafonne à 3 840 Wh, ALLPOWERS à 3 456, Jackery à 3 072. Si le motif du départ est qu’il vous faut plus grand, il n’y a pas de porte de sortie.
Le colis part en Allemagne ou en Tchéquie
Sur le service, EcoFlow n’a rien organisé en France. Les retours transitent par un entrepôt allemand ou tchèque, l’assistance passe par un compte en ligne, et l’appareil reste scellé comme chez les trois autres.
C’est là que BLUETTI creuse un écart mesurable. Société implantée en France, assistance en français, distribution en grande surface de bricolage jusqu’au reconditionné, et une politique de service qui prévoit d’envoyer pièces et formation aux distributeurs plutôt que de tout rapatrier. Jackery traite depuis son entité européenne et fait dépendre les années de garantie supplémentaires d’un enregistrement après achat, ce que beaucoup découvrent au mauvais moment. ALLPOWERS publie trois durées différentes sur trois de ses propres pages et ne donne aucun numéro de téléphone.
Aucune des quatre ne vend de pièces détachées, aucune n’entretient de réseau de réparateurs agréés en France. La question n’est donc pas de savoir qui répare, mais où part le carton et dans quelle langue on vous répond.
Questions fréquentes
Pourquoi la Delta MAX annonce-t-elle si peu de cycles ?+
Parce qu'elle est en NMC, comme la Delta Mini et la River Mini. Cette chimie stocke davantage d'énergie par kilo et supporte nettement moins de recharges. Les deux compteurs les plus bas des soixante-quatorze modèles comparés ici, 800 cycles chacun, appartiennent tous les deux à EcoFlow. Quinze de ses dix-huit références restent pourtant en LiFePO4.
Quel modèle remplace la Delta PRO 3 en perdant du poids ?+
L'Elite 400 de BLUETTI, 39 kg contre 51,5, pour 256 Wh de réserve en moins. La contrepartie porte sur la sortie, qui tombe de 4 000 à 2 600 W. Si vous avez besoin des 4 000 W, la R4000 d'ALLPOWERS les tient à 45 kg, avec 640 Wh de moins.
Existe-t-il plus gros qu'une Delta PRO Ultra ailleurs ?+
Non, pas en bloc unique. Ses 6 144 Wh dépassent de loin le sommet des trois autres catalogues : 3 840 Wh chez BLUETTI, 3 456 chez ALLPOWERS, 3 072 chez Jackery. Quelqu'un qui quitte EcoFlow parce qu'il lui faut davantage de réserve d'un seul tenant n'a nulle part où aller.
